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Evenos: la naissance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 

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EVENOS – 2000 SIECLES D’OCCUPATION HUMAINE

Le village s'est constitué autour d'un castmm médiéval érigé au XIIe siècle sur un socle basaltique. La partie septentrionale de la commune est formée par un ensemble de plateaux calcaires s'élevant en moyenne à 400 mètres. A l'ouest une arête basaltique. issue d'une coulée tertiaire sépare Evenos du Beausset. Le Rocher de l'Aigue (Barre des Aiguiers) y culmine à 602 m. Le sud du territoire communal est formé à l'ouest. les contreforts nord du Gros-Cerveau qui culmine à 483 m, et à l'est par ceux dll Mont-Caume (804 m) et du Croupatier (540 m). A l'est de la coulée basaltique, le torrent du Destel a dégagé deux hautes plaines (Orves et le Broussan), puis creusé des gorges encaissées avant de rejoindre la Reppe qui arrose le sud de la plaine du Beausset.

Le castro Evene est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la forme Evena dans le Cartulaire de Saint- Victor, Ebro n'apparaît qu'au XIXème siècle sous l'impulsion de F. Mistral.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paléolithique et Mésolithique

Deux habitats sont reconnus, deux autres sont possibles, un dans la grotte de l'Homme Fer, l'autre dans la Brèche du Cimaï où des traces de foyer ont été remarquées à proximité des restes d’un ours « ursus telonensis », bien que ce site n'est livré aucun matériel lithique. Une fréquentation, sans doute liée à la chasse, se trouve près du Broussan 1. Un atelier de taille, près des grès de Sainte-Anne, a fourni une industrie du Paléolithique Inférieur, nommée par H. de Lumley “Evenosien”.

Néolithique:

L'occupation devient plus intense, ou tout simplement a laissé plus de traces. La vallée du Destel comporte huit habitats (cinq près de la source St-Martin et trois à St-Estève), quatre fréquentations et trois ossuaires. Dans la plaine de Sainte-Anne, un habitat et quatre fréquentations liées à la chasse, la zone étant surement marécageuse à l'époque2. Dans le quartier des Tassys, deux fréquentations3. Dans les Grès de Sainte-Anne, un habitat et l'atelier de taille qui perdure. Deux habitats sont isolés, celui la Grotte de l'Homme Fère et celui de la Guérarde. Au château d'Evenos un habitat probable et une fréquentation à la Fontaine du Mûrier, au sud de celui-ci.

Néolithique final :

La vallée du Destel comprend six habitats près de la source St-Martin, deux autre habitats et cinq ossuaires au confluent de la Reppe et du Destel. Dans le quartier des Gours, un autre ossuaire est reconnu. Dans la Barre du Cimaï, un habitat. Dans les Grès de Sainte-Anne une fréquentation et toujours l'atelier de taille. Un autre atelier de taille prend naissance sur le Rocher de l'Algue. Un habitat dans le quartier de l'Hauberte et une fréquentation à la Coutillate. Au château d'Evenos, l'habitat perdure ainsi que la fréquentation de la Fontaine du Mûrier.

Origine du nom :

Le castro Evene est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la formeEvena dans le Cartulaire de Saint-Victor : B. Guérard, 1857, t. 1, p. 538, n°541), Evene / Evenc sont les formes attestées au XIIe s. (Gallia Christiana Novissima, Marseille, n°146, c. 68, Toulon, n°104, c. 65 : J.- H. Albanès, U. Chevallier, 1911). Selon Ch. Rostaing (1950, p. 32-33), le toponyme dériverait de la racine *AB- dont le sens serait oronymique.

Age du Bronze

Dans la vallée du Destel, sept habitats près de la source St-Martin et six habitats, quatre ossuaires et trois fréquentations au confluent de la Reppe et du Destel. Dans la quartier de la Vignasse, deux ossuaires . Dans le quartier des Gours, un ossuaire. Un autre ossuaire dans le quartier de l'Hauberte. Au Grès de Sainte-Anne, l'atelier de taille cesse de fonctionner pour laisser la place à un habitat ; la fréquentation du Mamelon Georgeot perdure. Au rocher de l'Aïgue, l'atelier continue de fonctionner. L'habitat du château et la fréquentation de la Fontaine du Mûrier se poursuivent.

Peintures schématiques

Deux secteurs seulement sont concernés par celles-ci: le confluent de la Reppe et du Destel avec la grotte Monier et celle de la Béate; les Grès de Sainte-Anne avec l'Abri de la Toulousane et le Mamelon Georgeot (aujourd'hui détruit par l'avancée d'une carrière). Elles sont datées du Néolithique final et de l'Age du Bronze.

Age du Fer:

Deux oppida se partagent le territoire : celui de St-Estève et celui du château d'Evenos, un troisième, quoique douteux reste possible à l'Estrèche. Deux habitats continuent de fonctionner près de la source St-Martin, ainsi qu'une fréquentation et une bergèrie. L'occupation du confluent du Destel et de la Reppe se résume, à part l'oppidum de St-Estève, à deux fréquentations, sans doute liées à celui-ci. La fontaine du Mûrier continue à fournir l’eau aux habitants de l'oppidum du château d'Evenos. Un habitat apparaît aux Tassys. Le Val d'Aren connait deux fréquentations. Dans la barre du Cimaï, un dépôt ou une cachette. Plus au nord, dans le secteur de Coutillate trois habitats sur un rayon de 300m, un autre à la Piosine, et enfin complètement isolé un dernier habitat à la Guérarde. Le seul ossuaire recensé se trouve à l'Hauberte. Deux carrières de meules, une au Rocher de l'Aïgue et l'autre à Pipaudon.

Epoque romaine (-1er / IVème s.)

Six ville et quinze habitats ruraux se concentrent dans la partie sud de la commune, sous le vallon de la Bérenguière, alors que douze habitats ruraux se trouvent dans la partie nord, un se trouvant même isolé aux Cloutés. Les deux carrières de meules, celle du Rocher de l'Aïgue et celle de Pipaudon perdurent. Quatre nécropoles et quatre fréquentations sont repérées. On dénote sur sept sites la présence de pressoirs liés à la culture oléicole.

Antiquité tardive (Vème / VlIIème s.) :

Les vil!te et les habitats ruraux disparaissent, seul l'oppidum de St-Estève est réoccupé. Trois fréquentations près de la source St-Martin dans le Destel, une à la Fontaine du Mûrier. Epoque contemporaine: Le commerce de l'huile de cade semble être la principale industrie du début du XXème siècle, elle succède sûrement à celle de la poix. On dénombre en effet, 39 fours à cade, la majorité d'entre eux se trouvent dans la partie nord de la commune. Sept bergeries continuent à être exploitées, alors que quatre nouvelles sont bâties. Deux nouveaux moulins à eau. Trois fours à chaux dans le secteur ouest de la commune. Une seule tombe à l'Aven de la Baïse.

Moyen-Age :

Deux castra sont construits à cette époque, le premier à l'emplacement du village actuel, Le castro Evene est mentionné en 1148, puis en 1150 sous la formeEvena dans le Cartulaire de Saint-Victor : B. Guérard, 1857, t. 1, p. 538, n°541), Ebro XIXème s., le second à Orves sur un piton au nord de la commune. Trois habitats sont repérés dans la partie nord, et un seul habitat et trois fréquentations dans la partie sud. Les monuments religieux se développent surtout dans le sud, avec quatre sites alors que nous n'en avons qu'un au nord. L'industrie du cuivre (7 fours) se développe avec l'expansion du domaine de la Chartreuse de Montrieux dans le nord (rappel, en limite : le four de verrier de Planiers).

Epoque moderne:

L'élevage ovin prédomine, nous dénombrons douze bergeries. Une exploitation vinicole aux Pères. Un moulin à eau, à turbine horizontale fonctionne à la Foux de Ste-Anne. Deux chapelles sont construite dans le hameau de Ste-Anne et celui du Broussan. Six oratoires et une inscription religieuse. Un poste de garde avec une inscription (PESTO 1720) est bâti au confluent de la Reppe et du Destel lors de l'épidémie de peste de 1721. Huit oratoires sont construits.

conférence du 10 février 2007 (Henri RIBOT)

 

 

 

 

 

 

 
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