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Evenos et les vins de Bandol Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

EVENOS ET LE VIN DE BANDOL.

Image Evenos fait partie de l'appellation d'origine Contrôlée de Bandol dont voici un extrait du Décret du 11 novembre 1941 relatif à l’appellation contrôlée “Bandol” - modifié le 2 février 2005:

Art. 2. • L’aire géographique de production des vins est constituée par le territoire des communes suivantes du département du Var : Bandol, Le Beausset, La Cadière d’Azur, Le Castellet, Evenos, Ollioules, Sanary sur Mer, Saint-Cyr-sur-Mer. Les vins sont issus de raisins récoltés dans l’aire géographique de production, dans une aire délimitée par parcelle ou partie de parcelle telle qu’elle a été approuvée par le comité national des vins et eaux-de-vie de l’Institut national des appellations d’origine, sur proposition de la commission d’experts désignée à cet effet. L’aire parcellaire ainsi délimitée est reportée sur les plans cadastraux déposés à la mairie des communes intéressées.

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Illustration du décret de 1942
Un décret en date du 11 novembre 1941 a créé l'appellation contrôlée "Vin de Bandol" ou "Bandol" pour certains vins récoltés sur les territoires des communes de Bandol, Sanary, La Cadière d'Azur, Le Castellet, dans le département du Var. Le même décret a prévu que cette appellation serait probablement étendue à quelques lieux dits des communes d'Ollioules, d'Evenos, de Saint-Cyr-sur-Mer et du Beausset. Il impose en même temps aux vins ainsi anoblis des conditions de production assez sévères.

" Bandol" évoque plutôt le joli site où est installé ce petit port plein de soleil et de couleurs que des vignobles, tout au moins pour les touristes. C'est qu'en réalité le port de Bandol a donné autrefois son nom aux vins qui venaient des communes viticoles environnantes pour s'y embarquer, comme Bordeaux a dénommé les vins de la Gironde qu'on y exportait.

Les vins de Bandol ont une histoire. On trouve encore près du port, l'ancien cellier où s'entreposaient les futailles pleines avant d'être chargées sur les voiliers. On montre, chez des viticultuers, des diplômes datant de 1868 attribuant des récompenses à des vins récoltés dans les communes avoisinnant Bandol et désignés par l'appellation en usage depuis longtemps "Vins de Bandol". Les annales de la ville du Beausset, par Louis Sifroy Bonifay, relatent, en 1868, que Louis XV et la famille royale n'usaient que du vin récolté en cette commune dans le quartier du Rouve et indiquent que ce vin comme ceux des côteaux du Castellet, de la Cadière-d'Azur et de Saint-Cyr étaient connus sous le nom de "Vins de Bandol". D'autres auteurs anciens citent sous cette appellation les vins d'Ollioules, de Sainte-Anne-d'Evenos et de Saint-Nazaire (ancien nom de Sanary).

Ainsi les vins de Bandol peuvent montrer les titres qu'ils ont conquis dans le passé, et prouver que l'appellation qu'ils ont gagnée est confirmée par les usages anciens, loyaux et constants. C'est là un premier point qu'exige toujours le Comité National des appellations d'origine lorsqu'un vin se présente à son examen afin d'obtenir les prérogatives des appellations contrôlées.

 

Un peu d'histoire

Au VIème siècle avant notre ère, les Phocéens débarquent sur les rivages de ce qui deviendra leur colonie de Torroeis, apportant dans leurs amphores la civilisation de la vigne et du vin. Sous l’Empire Romain, Torroeis prend le nom de Torrœntum. Situé aux environs du Village du Castellet, le vignoble s’étage en terrasses comme on peut encore le voir actuellement. Pilier de l’économie antique, la viticulture trouve dans ce site privilégié les parfaites conditions de son essor.

Le terroir d’alors est celui que nous connaissons aujourd’hui, bien dessiné par ses barrières géologiques, le “Gros Cerveau” au Sud, le Mont Caume à l’Est, au Nord le massif de la Sainte Baume, avec comme débouché naturel le golfe de Bandol. Le développement du commerce maritime allié à l’habileté des viticulteurs entreprenants assure sa première renommée au futur vin de Bandol. Son aptitude au transport par mer, va donner naissance au port de Bandol, construit et plus tard aménagé en eaux profondes pour le négoce du vin. Cette vocation s’affirmera jusqu’à la fin du XIXème. Depuis une telle baie abritée des deux vents dominants, le vent d’Est et le Mistral, le commerce des vins peut prospérer… et il prospère… Bien-aimé de Louis XV, le vin de Bandol obtient la faveur de la table royale. En 1846, on embarque jusqu’à 9600 tonneaux et la cité résonne des coups de marteaux de plus de cents ateliers de tonnellerie. La superficie du vignoble atteint son apogée vers 1870. Mais avec le terrible phylloxéra, c’est l’anéantissement des vignes et de siècles de labeur.


Pour reconstituer le vignoble, les vignerons vont définir la meilleur sélection en privilégiant les cépages traditionnels du terroir. En particulier le Mourvèdre, cépage roi du Bandol, va assurer la renaissance et la pérennité de la viticulture. Il faut toute la lucidité et la détermination d’une poignée de vignerons, la Comtesse Portalis, MM. de Pissy, Peyraud, Rœthlisberger… pour engager le Bandol dans la voie de la qualité. Dans cette démarche d’exigence, Bandol se positionne comme précurseur dans ce qui deviendra la notion d’Appellation d’Origine Contrôlée. Dès sa création, l’Institut National des Appellations d’Origine reconnaît en Bandol l’une des première A.O.C., en 1941. Les vignerons de Bandol poursuivent dès lors une démarche permanente de qualité. Dans cet esprit, ils font régulièrement évoluer le décret fondateur de 1941. Fiers de leur unité et forts de leur diversité, ils sont les héritiers d’un patrimoine en constant devenir. Nés de la passion des hommes et du respect scrupuleux de l’appellation et du terroir, les vins de Bandol portent l’empreinte de chaque vigneron et reflètent leur particularisme. Comprendre le Bandol, c’est aller à la rencontre de chacun d’eux.

Le terroir

Image Orienté plein Sud, le terroir bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel de près de 3000 heures par an. Dans un amphithéâtre naturel, le vignoble de bandol s’étage en restanques (terrasses) sur environ 1500 hectares. Pour retenir le sol et épierrer les terrains, les vignerons ont édifié d’innombrables murets de pierres sèches, montés à main d’homme, les fameuses restanques. Les sols de l’aire d’appellation, en majorité calcaires, très caillouteux avec quelques marnes sablonneuses et grès sont aussi différents que le laisse prévoir une géographie tourmentée. L’érosion naturelle des roches mères du crétacé supérieur (grès calcarifères et marnes sableuses) a donné naissance à des sols de grès enrichis d’éléments silico-calcaires qui sont les plus représentatifs de l’aire d’appellation. On observe parfois des sols jurassiques et triasiques, calcaires, rouges ou blancs, argilo marneux ou sablonneux. Le trait d’ensemble est l’aridité quasi minérale des terrains, sols peu fertiles, riches en calcaires et bien drainés.

Pour préserver ce caractère, les rédacteurs du décret ont pris soin de ne délimiter en aire d’appellation que les terres en coteaux. Cette aridité naturelle est équilibrée par l’humidité de l’air marin et par une pluviométrie modeste (600 mm/an en moyenne), mais idéale pour compenser le déficit hydrique estival. L’aire d’appellation concerne huit communes suspendues entre mer et montagne, au sud du massif de la Sainte-Baume : Bandol, La Cadière d’Azur, Saint-Cyr-sur-Mer, Le Castellet, Le Beausset, Evenos, Ollioules et Sanary.

Les Domaines sur la commune d'Evenos

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Sources: La maison des vins de Bandol.

 
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