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Un peu d’histoire sur le lavoir...

En tout temps les femmes ont lavé à la rivière ou au bord de l’étang, ou même à la fontaine, quand elle existe. Avec les inconvénients que l’on peut imaginer dans le cas des fontaines : on y venait puiser l’eau nécessaire à la vie et cette eau était souillée par le lavage.La création des lavoirs résulte ainsi d’une prise de conscience collective de l’importance de la salubrité publique et des principes élémentaires d’hygiène. « Choléra, variole et typhoïde meurtrissent le XIXème siècle. Or, en ces temps rationnels, l’attitude face aux épidémies diffère totalement de celle des siècles précédents : elles ne sont plus vécues comme des punitions du ciel et, plutôt que de s’incliner devant la fatalité, la raison commande de prévenir leur apparition.

L’eau devient l’objet d’une attention accrue. Que ce liquide puisse propager des maladies est désormais prouvé. Veiller à sa pureté devient un impératif. Or la cause principale de son insalubrité réside en ce qu’un même point d’eau sert à de multiples usages. Les femmes vont laver leur linge à la rivière, à la fontaine ou à la mare communale. Les inconvénients sont évidents : les habitants qui viennent s’approvisionner à la mare ou à la fontaine pour leurs tâches domestiques n’y trouvent qu’une eau souillée par les savons et les saletés » . Il apparaît nécessaire de supprimer au plus vite ces foyers d’infection. L’édification de lavoirs s’impose. En plus de l’amélioration de la salubrité publique, les lavoirs apporteront un progrès de l’hygiène individuelle. La propreté du corps devient un impératif et celle du vêtement l’est tout autant. Les épidémies ont appris que le linge peut véhiculer des germes malsains.